Maxime Crépel

Maxime Crépel est titulaire d’un doctorat de sociologie (Rennes 2) et d’un master en ingénierie de l’enquête en sciences sociales (Lille 1).

Après avoir travaillé, de 2003 à 2005, au sein du laboratoire IFRESI-CNRS à Lille, il intègre, de 2006 à 2010, le laboratoire SENSE chez Orange Labs en tant qu’ingénieur de recherche. Il y réalise une étude sur les usages de la Voix sur IP dans le cadre du programme sur les « innovations ascendantes », puis dans le cadre d’un contrat Cifre, s’intéresse aux usages du Web 2.0 et plus spécifiquement aux modes d’indexation et de navigation sur les réseaux sociaux du Web. Son travail de thèse porte sur les pratiques de tagging et les usages des folksonomies comme support d’orientation et de coordination entre internautes.

En 2010, il rejoint le médialab au sein duquel il réalise, sous la direction de Dominique Boullier dans le cadre du projet SOLEN, une étude portant sur les réseaux de circulation de livres et le développement d’une plateforme sociale de livres numériques. En 2012, il participe en tant que chargé d’étude au projet « Habitèle » (ANR) qui s’intéresse aux évolutions technologiques liées au développement du téléphone mobile et aux identités numériques portables.



Conferences

BEUSCART, Jean-Samuel et CRÉPEL, Maxime. Entre conversation et professionnalisation  : une typologie des pratiques culturelles amateur sur le Web 2.0. In Journées Hubert Curien International Conference on Science Communication (IMPACT, MISH). Strasbourg : Université de Lorraine, 2012.

BEUSCART, Jean-Samuel et CRÉPEL, Maxime. Les trajectoires de notoriété sur le Web 2.0  : quatre figures de l'engagement dans la pratique artistique en ligne. In La participation des amateurs dans l'univers numérique, Digital Life Lab - Institut telecom. Paris : Institut Télécom - Paris, 2011.

Journal Articles

The Vélib bike rental system is worth analyzing in order to understand how cities move out of a model of large infrastructures towards a personal service principle connected to digital traceability and mapping of all activities. The new offer of bikes distributed all over the city creates a new map for access to mobility re- sources while introducing citizens to a “personal-public” device. Each feature of the system requires a very well designed information system to match the needs for bikes and to charge the users through cards (credit or transportation cards). Personal data is the essential entity that fuels the whole system and that creates potential privacy problems as well as monetization opportunities. The paper relies on a theoretical framework, called habitele, which accounts for the process of inhabiting that is now extended to the personal data ecosystem. The portability of mobile phones (and other devices such as cards) creates an envelope that follows the urban citizen and equips all his activities while it makes a new layer of the city appear, adapted to the personal involvement in the urban environment.

Le livre numérique semble se résumer si aisément à un fichier informatique que ses circulations, ses flux, les échanges qu’il génère devraient se dérouler en toute fluidité, comme ce fut le cas pour la musique autour des années 2000. Cependant, les travaux que nous conduisons depuis 5 ans sur ce sujet nous montrent que le livre numérique n’est pas équivalent à la musique et qu’un grand nombre de blocages intervient. Nous proposons donc de revenir sur quelques facettes du livre imprimé avant sa transformation en fichier afin de mieux comprendre les barrières qui peuvent encore exister et comparer, à partir de nos enquêtes, ce que les publics attendent, mettent en œuvre, inventent ou reproduisent dans leurs pratiques du livre numérique. Pour un accès direct aux données de l'étude sur le site du médialab http://www.medialab.sciences-po.fr/publications/webdulivre/

Les plateformes d’autopublication jouent ainsi un rôle important dans la construction de l’image des artistes amateurs. Elles leur offrent la possibilité d’étendre fortement leur audience au-delà des cercles artistiques locaux auxquels ils participent éventuellement. Au contraire d’autres acteurs étudiés dans ce volume, les plateformes ne sont pas à proprement parler des stratèges de la célébrité ; en revanche, elles offrent aux utilisateurs une palette d’outils et de métriques qui rendent possible l’élaboration de stratégies d’accroissement de l’audience et de la réputation. Ces dispositifs ont un caractère fortement performatif : la disponibilité des statistiques, et la publicisation d’une grande partie des métriques d’audience et de succès, construisent une figure de l’utilisateur-stratège, entrepreneur de sa propre notoriété, que la plupart des utilisateurs investissent bon gré mal gré. Métriques et méta-données constituent un aspect important de l’expérience vécue de l’utilisateur, en l’incitant à évaluer ses performances et mettre en place des stratégies d’amélioration de sa visibilité en ligne. Notre article se propose d’identifier les différentes façons qu’ont les amateurs d’investir cette figure de l’utilisateur stratège, et d’observer dans quelle mesure s’y retrouvent les enjeux de reconnaissance identitaire et de réputation artistiques posés par la littérature.

CRÉPEL, Maxime. Conception et usage des systèmes de tagging : du récit des pratiques aux traces observables sur le Web. In Analyser le Web en Sciences Humaines et Sociales. Armand Col, 2012. 

BOULLIER, Dominique et CRÉPEL, Maxime. Biographie d'une photo numérique et pouvoir des tags  : classer/circuler. Anthropologie des connaissances. 2012.

Thesis

CRÉPEL, Maxime. Tagging et folksonomies  : pragmatique de l'orientation sur le Web. Thèse de doctorat. UEB Rennes 2, 2011.

Working Papers

BOULLIER, Dominique, CRÉPEL, Maxime, LEBECHEC, Mariannig. Modèles de circulation des livres et pratiques de lecture sociale pour une plateforme web de vente de livres numériques. Médialab, SOLEN SP2, 2010.